Téléphone: 0033-(0)9 83 53 45 43

Optim Synchrony Conseil & RecrutementL'expertise pour recruter autrement



Un médecin roumain au chevet du Pertre

« C’est une bonne nouvelle pour la commune », admet le maire, Dominique de Legge. Au 8 bis, rue de la Poste, les deux infirmières cohabitent désormais avec un nouveau médecin, Lidia Elena Nitu.

Un soulagement pour les élus et les habitants. « Le Dr Lerich, qui exerce encore, commence à cesser son activité progressivement, indique Dominique de Legge. La perspective à deux ou trois ans de nous retrouver sans médecin généraliste nous préoccupait. »

Le maire a alors consulté les professionnels de santé (infirmières, kiné, dentiste, pharmacie) et s’est rendu compte que ses inquiétudes étaient partagées. « On s’est alors rapproché d’un cabinet de recrutement spécialisé. »

Arrivée en France avec son fils

Plusieurs touches aboutissent finalement à une prise de contact avec le Dr Nitu, au mois d’août. Et puis tout est allé très vite, comme en témoigne la principale intéressée : « Souhaitant d’abord m’installer dans la Sarthe, je me suis inscrite au conseil de l’ordre des médecins du Mans en juillet. Mais lorsque j’ai trouvé la place ici, j’ai fait le transfert vers le conseil de l’ordre de l’Ille-et-Vilaine le 3 octobre. »

Au Pertre depuis le 12 septembre, Lidia Elena Nitu a pris ses marques, le temps d’entreprendre toutes les démarches administratives. « J’ai choisi cette période de l’année car je suis arrivée avec mon fils, qui est lycéen. Il a intégré le lycée Jeanne-d’Arc de Vitré quelques jours après la rentrée scolaire. »

Ayant une tante qui vit en France, la Roumaine de 39 ans a toujours été attirée par ce pays. Après ses études de médecine à l’université de Craiova, elle avait déjà tenté de venir en 2002. Sans succès. Alors elle a commencé à travailler à l’hôpital de Craiova, puis en libéral. « J’ai ensuite travaillé dans une prison pendant dix ans, entre 2006 et2016. »

« Dans une prison pendant dix ans »

En France, le Dr Nitu se réjouit de bénéficier de meilleures conditions pour exercer son métier. « En Roumanie, la profession n’est pas vraiment respectée. On ne nous laisse pas tout faire. C’est d’ailleurs cela que beaucoup de médecins partent à l’étranger. Et on ne fait rien pour les retenir. »

Dans l’immédiat, le mari de Lidia est resté vivre en Roumanie. Ici, pour elle et son fils, le premier défi est celui de la langue. « Nous avons pris des cours avec un professeur privé l’année dernière. » Le Dr Nitu pourra enfin compter sur le soutien de confrères et compatriotes. « J’en connais cinq dans la Sarthe, un à Vitré et un à Marcillé-Robert. »C’est d’ailleurs Dominique de Legge qui avait organisé la rencontre avec le Dr Tapalaga, de Marcillé.

Le nouveau médecin reçoit ses patients du lundi au samedi de 8 h à 12 h, sans rendez-vous. De 13 h à 15 h, elle effectue des visites à domicile, puis consulte à nouveau à son cabinet, sur rendez-vous cette fois, de 15 h à 18 h. Toutefois, elle s’octroie deux après-midi de repos, le mercredi et le samedi.

 

http://www.lejournaldevitre.fr/26514/un-medecin-roumain-au-chevet-du-pertre/

 

Go to top of page